• La naissance de Vénus

     

     Ou brûle l'eau en écailles sur la surface,

    Coulé par les rayons fardés, un poisson blanc

    Guidé par son oeil noir vers les abysses fondant.

    Et suivant l'étoile filante, l'onde passe.

     

    Ou vit une nuit sans aube, traquant sa proie,

    File un poisson noir à l'oeil de glace.

    Les deux éclairs miroitant fondent, s'enlacent,

    Au dernier souffle de leur destinée, se noient.

     

    Alors dans un nuage de poussière,

    L'ivoire et l'Ebène se sont effacés

    aux yeux rubis de la Sirène argentée

     

    Scindant les flots écumants, libre comme l'air,

    A la parroi de verre elle vint se heurter

    Arrachant à ses lèvres un cri ensanglanté.


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  • Lilith ou La Nocturne aux yeux rouges

     

    Incandescance, chère mère, je vois tes yeux,

    Ces braises rongant la Nuit et l'Innocence.

    J'ihnale ce songe, sous l'écrasant silence

    Entrainée par la cape de la Nocturne bleue

     

    Tu mords mes lèvres mûres, impatiente,

    Le fruit juteux est croqué, corps et âme en fusion

    Le nectar perle, roule, enflamme un sillon

    dans ma chair, percée de mille griffes caressantes

     

    Une fièvre ardente, une respiration

    Et le vacarme du désir alors se taît

    Arrachant à ce sourire un cri muet

     

    Une plainte sourde, un envol, une explosion

    Un râle murmuré aux entrailles suffoquées

    Fuyant l'haletante lumière de l'Aube désolée.


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  • La passion du Temps et de Lucifer

     

    Elle, est la fatale succube sans visage

    Elle est le Mystère, alléchante et sensuelle

    Amante miroir, libertine au baiser mortel

    Elle s'offre, irrésistible, à tous les rivages.

     

    Lui, est l’inébranlable aux allures de sage

    Qui, au son des cloches, répand son lancinant appel,

    Celui du glas! car il n'est rien sans sa belle

    Ainsi, leur union paradoxe nous met en cage

     

    Leur flèches sont fichées dans tous nos coeur asservis

    Ils sont parents de la Peur et nous les soumis

    Ils nous rongent comme l'os entre les dents du Cerbère.

     

    Main dans la main le Temps et la Mort travaillent

    De concert, ce sont eux qui tordent nos entrailles,

    Puissent celles ci finir entre les crocs de Lucifer.


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  • alors voila une petite rubrique à part, "illustartion de texte", parce que j'aime beaucoup écrire (il est d'ailleurs possible que je publie des textes sans illustration ici ne me blamez pas >.<') et comme j'aimerais devenir illustratrice je commence déjà à m'entrainer sur mes textes voir peut être un jour sur des textes de quelqu'un d'autre, à voir... voili !


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  •  

    Papillon de nuit

    Chrysallide feutrée clouée aux planches de bois,

    Un rayon déchire ma peau frêle, hypnotisant,

    Soudain l'appel des trois coups, est ce déjà le glas?

    Mes ailes s'écarquillent au son des battements.

     

    Mes pas font écho au silence écrasant

    Seule face à l'assemblée, ni tomates, ni fleurs.

    Le timbre du vent balaye mes sentiments,

    Me donne la réplique et décompose le c(h)oeur

     

    Penchée sur l'obscurité, je crois voir mon reflet

    Mais qui sont-ils ces invisibles aux yeux muets?

    Le masque tombe au sol, JE suis leur créature.

     

    Je hurle, je hurle mais l'Ombre ne bronche pas

    Sont-ils mes démons, mes peurs? Sont-ils au moins là?

    Ou suis-je, simplement, seule sur scène?


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